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Le programme de numérisation de la presse belge s’inscrit dans un ambitieux plan, lancé en 2004, de numérisation des collections des établissements scientifiques fédéraux.
Sous l’égide de la Politique scientifique fédérale (BELSPO), la Bibliothèque royale de Belgique (KBR) et le Centre d’études et de documentation Guerre et Sociétés contemporaines (CEGES) se sont associés afin de définir les modalités pratiques de ce projet et d’en assurer la réalisation intégrale. L’étude approfondie des collections visées, l’élaboration d’un cahier des charges et le lancement d’un appel d’offres européen se sont succédés avant la mise en œuvre, en novembre 2007, de la phase d’externalisation de la numérisation.
Les collections de journaux dits « historiques » constituent une priorité évidente pour la numérisation. En effet, ce patrimoine est bien souvent rare et particulièrement fragile. Le papier journal tel qu’il s’est généralisé depuis le milieu du XIXe siècle s’acidifie au contact de l’air, provoquant l’inexorable autodestruction des collections. Par ailleurs, les journaux présentent un intérêt documentaire exceptionnel pour les domaines les plus variés. De ce point de vue, l’OCéRisation offre naturellement de formidables perspectives d’exploitation.
L’objectif est de numériser, segmenter, OCéRiser et de proposer en consultation environ 3 000 000 de pages. Ce chiffre recouvre un choix de 30 quotidiens belges (pour la période 1831-1950), auxquels s’ajoutent les centaines de journaux clandestins des deux guerres mondiales et la presse parue sous censure de l’occupant aux mêmes époques (1914-1918 et 1940-1945). Dans la foulée, la KBR a également numérisé, sans OCéRisation, une sélection de journaux précieux, au titre de « trésor » de l’institution.
Les 30 titres « généralistes » retenus ont été sélectionnés sur base de critères rigoureux établissant leur représentativité (date de fondation, langue d’édition, lieu de parution, assise géographique, orientations idéologiques et philosophiques, etc.). Il importe de souligner que près de la moitié de ces journaux continuent de paraître à ce jour.
Pour chacun des titres considérés, c’est la date de lancement qui a été prise en compte. Le terminus ad quem a quant à lui été fixé au 31 décembre 1950. Chacun pourra cependant constater des lacunes parfois significatives, qui rendent compte de la réalité physique des collections originales qui ont été traitées. Il va de soi que ces carences seront progressivement comblées.
Concrètement, deux possibilités de recherche sont proposées à l’utilisateur : la recherche en plein texte d’un terme particulier dans un ou plusieurs titres disponibles, toutes années confondues, et la consultation par feuilletage des différents numéros d’un titre en particulier.