Gottfried von Strassburg, Tristan und Isolde

 

Illustré de près de cent dessins coloriés, le Bruxellensis 14697, provient de l’officine de Diebolt Lauber, miniaturiste et copiste de l’avouerie de Haguenau en Alsace. Sorte de « maison d’édition » avant la lettre, cet atelier, un des plus connus de l’espace germanophone au XVe siècle, s’est montré actif entre 1427 et 1467. Contemporain de Wolfram von Eschenbach, Gottfried von Stassburg, l’auteur de cette version de Tristan en Isolde, reste peu connu, mais on lui prête des origines cléricales. Conservé dans onze manuscrits complets et seize fragments, son texte, demeuré inachevé, se rattache à la tradition du Tristan de Thomas (vers 1175) et à la version norroise du poème anglo-normand, Tristrams saga de frère Robert (1226), augmentée de commentaires personnels, voire de digressions lyriques.

 

Bernard Bousmanne

 

  • KBR - Cabinet des Manuscrits, ms. 14697
    Gottfried von Strassburg, Tristan und Isolde
    Alsace (Haguenau), vers 1447-1449 ou 1455

 

Pour en savoir plus

  • C. Gaspar et F. Lyna, Les principaux manuscrits à peintures de la Bibliothèque royale de Belgique, II. Bruxelles, 1987, n° 227.
    PDF à télécharger (981MB)

  • L. Saurma-Jeltsch, Der Brüsseler Tristan: Ein mittelhoch-deutsches Haus- und Sachbuch, dans X. von Ertzdorff (éd.), Tristan und Isolt im Spätmittelalter. Vorträge eines interdisziplinären Symposium vom 3. Bis 8. juni 1996 an der Justus-Liebig-Universität Giessen. Amsterdam - Atlanta, 1999, p. 247-301.